Mathilde Manon, doctorante en études urbaines à l’UQAM, membre étudiante du CRISES et de la Chaire de recherche sur la transition écologique de l’UQAM, et Grégoire Autin, sociologue, codirecteur de l’organisme Parole d’excluEs, professeur associé à l’UQAM et membre associé du CRISES, signent un article dans le plus récent numéro de la Revue Organisations et territoires.
Intitulé La justice épistémique au service de la transition socioécologique : le cas d’un organisme nord-montréalais de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale, cet article propose une lecture des pratiques de l’organisme Parole d’excluEs à travers le prisme de la justice épistémique.
Les auteur·trices examinent comment des expérimentations locales de transition socioécologique peuvent émerger à partir des savoirs ancrés dans l’expérience de personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale, souvent absentes des récits dominants sur les enjeux de transition. Leur analyse souligne l’importance de reconnaître et de soutenir ces formes d’engagement citoyen et collectif, même lorsqu’elles ne mobilisent pas explicitement les cadres théoriques de la transition socioécologique.
L’article s’inscrit dans une perspective de recherche communautaire, orientée vers une transformation sociale plus juste, et propose une contribution originale à la réflexion sur l’inclusion des savoirs dits « situés » ou « marginaux » dans les processus de changement.
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