Présenté dans le cadre du 93e Congrès de l’Acfas, le colloque « Regards pluriels sur la recherche pour la transformation sociale » a donné lieu, le 14 mai dernier à l’UQTR, à une première journée riche en échanges autour de la recherche collaborative, de la pluralité des savoirs et du potentiel transformateur de la recherche en contexte de polycrise.
La journée s’est ouverte avec la conférence « Dialogue autour de la recherche pour la transformation sociale », animée par Sonia Tello-Rozas, avec la participation de Juan-Luis Klein et de Carole Lévesque. À partir de leurs parcours et de leurs expériences respectives, cette activité a permis d’ouvrir une réflexion sur la recherche collaborative, la coconstruction des savoirs avec différents milieux et la place de ces démarches dans le milieu universitaire et au-delà.
En après-midi, le panel « Les conditions de reconnaissance de la recherche transformatrice » a prolongé ces réflexions en s’intéressant plus directement aux conditions qui permettent de reconnaître, de soutenir et de légitimer des pratiques de recherche à visée transformatrice. Réunissant Isabel Heck, Marc D Lachapelle, Mathilde Manon et Jules Flavien Mbile Ndtoungou, cet atelier a mis en lumière l’intérêt croissant pour les recherches qui articulent savoir et action, tout en rappelant que ces approches s’inscrivent dans des traditions déjà bien ancrées, parfois dans, hors ou à la marge des institutions scientifiques. Les échanges ont aussi permis de souligner l’importance d’une pluralité de méthodes, d’espaces et de temporalités pour penser autrement les rapports entre production de connaissances et transformation sociale.
Entre ces deux temps forts, plusieurs séances de communications ont permis d’aborder, sous des angles variés, les formes que peut prendre la recherche pour la transformation sociale, qu’il soit question de recherche collaborative, de réflexions épistémologiques, de croisement des savoirs avec les personnes concernées ou encore de recherche avec les territoires et leurs communautés.
La journée s’est conclue par un 5 à 7 du CRISES, du RRESS, des Ateliers des savoirs partagés et de l’Incubateur universitaire de Parole d’excluEs, offrant un moment précieux pour prolonger les discussions, créer des liens et faire circuler les idées dans un cadre plus informel.
Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à faire de cette première journée un espace de discussion vivant, stimulant et profondément ancré dans les enjeux contemporains de la recherche pour la transformation sociale.
Ce colloque est rendu possible grâce à la précieuse contribution de l’équipe et des membres du Centre de recherche sur les innovations sociales, du Réseau de recherche en économie sociale et solidaire, des Ateliers des savoirs partagés et de l’Incubateur universitaire de Parole d’excluEs, ainsi qu’au soutien financier du Fonds de recherche du Québec.

