Originalité et impact de l'action des SOLIDE sur le développement local et sur l'emploi au Québec

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

2000

Numéro

ET0012

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

Ce texte a été préparé pour SOLIDEQ et il a été utilisé pour les rencontres régionales des SOLIDE en
1999-2000. Nous le reproduisons ici en ajoutant des modifications mineures, notamment un encadré qui
présente les SOLIDE. Nous remercions M. Jean-René Laforest, directeur général de SOLIDEQ, et M.
Michel Blondin, directeur de la formation au Fonds de solidarité de la FTQ pour leurs commentaires. Les
propos tenus dans ce texte n’engagent toutefois que la responsabilité de l’auteur. C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté de préparer cette courte présentation sur l’originalité et sur l’impact des SOLIDE. Et cela, pour au moins trois raisons. En premier lieu, parce que je m’intéresse au développement local comme chercheur universitaire depuis plus de vingt ans, soit depuis le milieu des années 1970. En deuxième lieu, parce que je mène des recherches sur les fonds de développement local et régional depuis I993, soit à partir du moment où les fonds de capital de risque ont commencé à s’imposer comme un instrument indispensable pour le développement local et régional (Lévesque, Mendell et van Kemenade, 1997 et 1996). En troisième lieu, parce que cet exposé me fournit l’occasion de confronter quelques-unes de mes conclusions de recherche avec un terrain que vous représentez admirablement bien comme administrateurs et gestionnaires de SOLIDE. Sur le terrain, les innovations sociales précèdent presque toujours la recherche à la différence des innovations technologiques. En effet, les innovations sociales comme « nouvelles façons de faire les choses » sont d’abord le produit d’expérimentations initiées par les entrepreneurs et les praticiens de sorte que les chercheurs arrivent généralement dans un second temps. Ainsi, les économistes, les sociologues et autres « logues » n’ont pas d’autres laboratoires que les expérimentations sociales telles qu’elles surgissent sur le terrain. La recherche socio-économique n’est pas inutile pour autant puisqu’elle permet d’analyser et d’expliquer les innovations de manière à systématiser les connaissances nouvelles ainsi créées et, par la suite, de les rendre plus facilement diffusables. Ce faisant, la recherche tente de circonscrire les innovations dans leur noyau dur et de rendre ainsi compte de leur originalité et par le fait même de nouveaux enjeux et défis, quitte à soulever plus de questions que de réponses. De ce point de vue, les SOLIDE apparaissent beaucoup plus originales et importantes que ne le disent les gens de terrain. Autrement dit, la recherche semble montrer que les SOLIDE sont plus intéressantes et importantes que ne le disent leurs promoteurs et leurs agents. Dans ce court exposé, je voudrais expliciter deux points : d’abord l’importance et l’originalité des SOLIDE comme fonds de développement relevant de la microfinance, ensuite le potentiel des SOLIDE en termes d’impact sur le développement local et la création d’emplois.

mots clés

Développement local, SOLIDE, Innovations sociales