Le KAIZEN : ses principes et ses conséquences pour les ouvriers et les syndicats. Volet 1 : Revue de la littérature

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

2003

Numéro

ET0306

Auteur

Olivier Régol

Paul R. Bélanger

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

Le kaizen fait partie des méthodes d’organisation du travail qui cherchent à dépasser les modes de relations direction-syndicat-travailleurs hérités du taylorisme. Ses racines sont américaines, mais son essor eut lieu tout d’abord au Japon, avant de connaître une renommée mondiale. Le principe du kaizen repose sur la recherche d’une amélioration continue de la qualité par petites touches successives. Il s’agit d’amélioration et non d’innovation. L’objectif ultime – et jamais réalisé – est la qualité totale. Le kaizen « est la responsabilisation de chacun pour le culte du mieux1 ». Cerner concrètement ce qu’implique le kaizen n’est pas chose aisée puisqu’il ne s’agit pas simplement d’un ensemble de principes à mettre en oeuvre : la construction sociale qui en résulte n’est aucunement déterminée par avance. Il s’agit au contraire d’une dynamique dépendante de nombreux facteurs, tels que la confiance entre les acteurs, l’environnement économique, les objectifs à atteindre, les moyens mis en oeuvre pour le réaliser, les modalités d’introduction, la participation des acteurs… Le kaizen semble être mal connu, du fait même des résultats très disparates auxquels sa concrétisation peut aboutir. Les relations sociales dans l’entreprise jouent un rôle fondamental, au même titre que les conditions plus matérielles. Ce texte constitue le premier volet d’une recherche sur le kaizen demandée par la Fédération des travailleurs et travailleuses du papier et de la forêt de la CSN aux Services aux Collectivités de l’UQAM. Il ne porte que sur un relevé de la littérature. Le second volet sera consacré à des études de cas dans des établissements où le kaizen a été implanté.