Le congé parental et la politique familiale au Québec : une innovation sociale du monde francophone dans la mer anglophone de l’Amérique du Nord

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

2015

Numéro

ET1501

Auteur

Diane-Gabrielle Tremblay

Andrea Doucet et Lindsey McKay

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

Dans notre texte, nous comparons le Québec et le Canada en matière de congés parentaux et proposons de les situer de manière différente dans le cadre d’une typologie, même s’il s’agit en fait d’un même pays. Nous situons la province du Québec et son nouveau congé parental- introduit en 2006 dans le groupe des pays qui favorisent la conciliation emploi-famille, rejoignant ainsi les pays nordiques. Ceci s’explique notamment par le nouveau congé de paternité non transférable à la mère qui a beaucoup accru la participation des pères québécois au congé parental, la faisant passer d’environ un père sur cinq à quatre pères sur cinq. Nous postulons ainsi qu’il y a une innovation sociale dans le monde francophone en Amérique du Nord, et cherchons à expliquer l’évolution du Québec vers un modèle de gestion de la relation travail-famille fondé sur la conciliation, alors que le Canada anglais et surtout les États-Unis sont plutôt fondés sur le modèle de laisser-faire, le Canada pouvant aussi être apparenté au modèle d’alternance évoqué par certains auteurs (Hantrais et Letablier, 1997, 1996). Si les congés parentaux sont financés et soutenus par l’État, leur mise en place est le fruit d’un long processus de revendications menées par les acteurs sociaux au Québec, principalement les groupes de femmes et les syndicats, ce qui conduit à en traiter en termes d’innovation sociale.

mots clés

Congés parentaux, Pères, Congé de paternité, Conciliation travail-famille, Politique familiale, Québec, Canada