La loi de Gibrat s’applique-t-elle à l’économie sociale urbaine ? Une note de recherche sur la croissance de l’économie sociale de Montréal

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

2016

Numéro

ET1603

Auteur

Marie J. Bouchard et Damien Rousselière

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

La principale contribution de cette courte note de recherche est méthodologique. Notre article prolonge les travaux précédents par la prise en compte de la dynamique multidimensionnelle de l’économie sociale (bénévolat, emplois et revenus). Nous estimons un modèle de Cragg avec système d’équations de croissance simultanées et équation de sélection sur les deux éditions de l’enquête sur l’économie sociale de Montréal (2007 et 2012). Les résultats empiriques sont doubles : D’une part nous mettons en évidence un déclin moyen des revenus et de l’emploi et une croissance du bénévolat pour l’ensemble de la population. D’autre part nous rejetons la loi de Gibrat de croissance proportionnelle pour notre population d’économie sociale urbaine, en en soulignant une baisse de l’hétérogénéité. Les plus grandes organisations semblent ainsi avoir plus souffert que les plus petites. Deux processus différents sont à l’œuvre : l’un pour la survie et l’autre pour la croissance.

mots clés

Croissance, Economie Sociale, Loi de Gibrat, Modèle de Cragg, Montréal