La mondialisation rend-t-elle obsolètes les modèles de développement nationaux?

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

1999

Numéro

ET9911

Auteur

Pierre Langlois

Sous la direction de

Paul R. Bélanger

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

Ce travail veut démystifier le discours dominant sur la mondialisation. Selon la nouvelle orthodoxie, nous entrons dans une phase historique où les flux transfrontaliers de biens et services, des investissements, de la finance et des technologies, ont pour effet de créer un marché globalisé où la loi du prix uniforme va dominer. Il s’ensuit, selon cette logique, que l’État-nation est devenu un acteur désuet, que les capitalismes nationaux, avec leurs politiques industrielles et leurs systèmes de gouvernance particuliers, devront éventuellement converger vers un système de libre-marché de type anglo-américain. Nous tenterons de démontrer, en confrontant des auteurs soutenant cette thèse et leurs opposants, que cette conclusion est grandement exagérée. Que souvent, ce discours masque des intérêts idéologiques en faveur de la plus grande latitude possible pour le capital. De fait, la compétition industrielle se faisant de plus en plus sur la base de l’innovation et de la créativité, le rôle d’un secteur public dynamisant, comme catalyseur des efforts nationaux en ce sens, pourrait s’avérer un atout de taille dans le contexte actuel.