Coopératives et modèle de développement : l'expérience québécoise

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

2006

Numéro

ET0601

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

L’évolution du modèle québécois de développement a donné lieu à des représentations-types allant de l’Église-nation à l’Investisseur-nation, en passant par l’État-nation et l’Entreprise-nation. Sur cette toile de fond, le coopératisme a aussi changé de figure. Il présente aujourd’hui deux composantes : d’une part, de grandes institutions coopératives ou mutualistes dont la structure de gouvernance reste collective et, d’autre part, de petites et moyennes coopératives dont les formes tendent à adopter une configuration partenariale, comme la coopérative de solidarité. Le modèle collectif de développement a permis d’affirmer des formes collectives en rapport à l’État, au marché et à la société civile. Il est appelé encore à évoluer avec la promotion des partenariats publics – privés par l’État. S’ils font craindre la privatisation, ils ouvrent aussi la voie aux partenariats publics – coopératifs qui ont l’avantage de combiner la propriété collective des entreprises et l’initiative privée dans la tradition du « self help » et de l’entraide mutuelle.