Usine Laterrière : un dépassement du fordisme

Collection

Études théoriques et méthodologiques

Année

1993

Numéro

ET9307

Édition

Centre de recherche sur les innovations sociales

Résumé

Dernière née parmi les usines de l’Alcan au Québec et vouée au remplacement des vieilles usines, l’usine Laterrière représente une solution originale à la crise du rapport salarial fordiste. Le syndicalisme y est reconnu et ce sont les ouvriers des vieilles usines qui ont été recrutés sur la base de leur ancienneté. L’organisation du travail est orientée vers une requalification du travail et la concession d’une autonomie accrue aux ouvriers. Une étude minutieuse de la qualification du travail dans le cadre d’une automatisation développée soulève des questions quant aux nouveaux contenus du travail. L’existence de descriptions approfondies des tâches alimente le débat sur le dépassement du taylorisme. Quant à elle, l’évolution du syndicalisme semble encore incertaine. Le syndicalisme verra-t-il son rôle s’accroître ou se réduire? Le modèle de travail à l’usine Laterrière, bien que renfermant des éléments de dépassement du fordisme, est encore instable. Cette monographie a été réalisée dans le cadre de notre thèse de doctorat (Le rapport salarial, l’automatisation et la crise dans la production de l’aluminium Étude comparative: Québec. Canada.Etats-Unis et France. Université du Québec à Montréal, Département de sociologie, décembre 1991). Pour en savoir plus long sur la méthodologie et sur la problématique, nous prions le lecteur de bien vouloir s’y référer.